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samedi 26 janvier 2013

Retour vers le futur : les AGL

Je ne donne  plus qu'un seul cours aux futurs analystes: Les AGL.  Le déclin des  AGL restent pour moi un mystère comparable à la disparition 'brutale'  des dinosaures.
La présentation est ici :



Les  années 80 - 90 : l'age d'or des AGL. 

Ils sont incontournables. Leur règne  repose sur l’omniprésence du COBOL dans l'informatique et de l'industrialisation basée sur la programmation structurée.  Sur 100 lignes de code COBOL , 20 lignes seulement contenaient la partie 'métier'  le reste étant des instructions destinées à insérer le programme dans son environnement.
Toute l'algorithmie  était exposée au sein du programme  sur un même listing.



La  programmation objet, l'avènement du langage JAVA, la généralisation des bases de données ont précipité le retrait des AGL.
L'utilisation du WEB comme support des applications métiers a achevé la mise au placard des AGL de cette génération. Ces architectures sont basées sur le design  MVC  : modèle-vue-controleur. Ce modèle impacte le traitement algorithmique des problèmes. L' intelligence des traitements est éparpillée dans les 4 coins de l'application et du framework. La devise  'diviser pour résoudre' de l'approche objet appliquée aux projets MVC aggrave encore plus cette dispersion.
Aussi les AGL classiques ont été mis au rebut en attendant la prochaine génération.


Le modèle économique.

Mais un des facteurs  moins connu, de la difficile percée des AGL,  est lié au modèle économique des sociétés de services  informatiques.Quand on veut augmenter la productivité d'un secteur, le choix peut se résumer à ceci :
Soit acheter des robot à des  fabriques  de robot pour augmenter la productivité: comme ceci:


Soit ajouter de la main d'oeuvre  sur des postes banalisés comme ceci:


Pour une société de service qu'est ce qui est le plus rentable, facile et  sûr  ? :  louer des prestataires.
Si le coût moyen d'un prestataire est de 1000 euro par jour, la SSII facturera 1000 X 20 jours = 20.000 euro par mois aux clients. Quel est le salaire du prestataire: prenons un jeune ingénieur à 3000 Euros par mois : la SSI va dépenser 3000 X 2 (les charges sociales) = 6000 euros.

Ce calcul est a rapprocher avec le coût d'un secteur recherche et développement capable de fabriquer un AGL qui s'adapte aux nouvelles technologies. Avec en plus un retour sur investissement très aléatoire.


Mais, on assiste actuellement au reveil des AGL avec deux approchent différentes.

Les AGL  basée sur la modélisation UML (exemple Blu age) .

 L'UML est maintenant mature, universel et maîtrisé. La toutefois la complexité demeure dans la maîtrise des design Pattern (modèle de conception) .
Dans les écoles d'ingénieur l'enseignement  de l'UML se fait en 10 jours: mais  l'UML ne remplace pas   la maîtrise des bases de l'algorithmie.

Ces AGL -UML  sont capablent de générer du code pour des cibles différentes (PC , tablette)etc .

Les AGL sous forme de DSL.

Les spécifications fonctionnelles.
Le facteur de réussite d'un projet repose en grande partie sur la qualité des spécifications fonctionnelles détaillées. Des DSL (langage de domaine métier ??)  permettent  à la Maîtrise d'ouvrage d'exprimer leurs règles de gestion avec les termes de leur métier. Des traducteurs automatiques vont transformer ces règles de gestion en langage informatique. Un exemple de cette méthode est le projet cucumber

La maîtrise d'ouvrage rédige ceci:


Le résultat sera sous la forme d'un test fonctionnel que le développeur devra résoudre.




Conclusion: les AGL sont de retour. Attention , ils ne sont pas des produits miracles. Le coût d'entrée est lourd avec le risque de se tromper de produit. Les AGL sont à utiliser avec des méthodes Agiles pour en tirer les meilleurs résultats et pour minimiser les risques.
C'est bon d’être vieux , le passé devient le futur .








mardi 4 décembre 2012

Quand la démocratie s'inspire du logiciel libre

Légifrance a ouvert un espace de partage sur la forge github :https://github.com/legifrance




Cette diffusion trouve une suite dans l'article 'faire la loi ensemble' d  

Pour résumer:  des communautés se réunissent autours des logiciels libres, elles orientent les développements: elles travaillent ensembles pour le meilleur:    peut on appliquer ce dispositif  à un système politique ?



mercredi 11 juillet 2012

Le changement de stratégie de Mozilla pour thunderbird

Mozilla a déclaré se  mettre en retrait dans le développement du client de messagerie Thunderbird.

Qu'est ce que cela  veut dire ?


Les conséquences négatives: 

a) Mozilla ne mettra plus la main au portefeuille pour payer des développeurs.
b) Mozilla ne va plus gérer  la feuille de route du produit.  
c) Il y a un risque à moyen terme d'éclatement du projet

Les aspects positifs:

a) C'est à la communauté de prendre le destin en main de thunderbird.
b) Une meilleure réactivité sans la tutelle de Mozilla.

Mais pourquoi Mozilla a pris une telle décision ? : 

a) Le coeur de métier de Mozilla.


Le produit phare de Mozilla est firefox. Or Firefox est attaqué à sa droite par Microsoft qui commence à comprendre comment faire des bons navigateurs avec IE8 et surtout IE9. Et à sa gauche par Chrome de Google qui commence à récolter les fruits de ses innovations. 
(voir dans mon post précedent , la visualisation des innovations


Chrome est en passe de devenir le navigateur numéro 1 quelque-soit le support. 
Et les dernières versions de Firefox sont décevantes. 
Aussi Mozilla va se recentrer sur son  métier : le navigateur. 


b) L’avenir incertain du client de messagerie lourd (desktop ) et de la messagerie en général .

 Les utilisateurs ont plusieurs comptes de messagerie avec des centaines de mails par jours. Thunderbird était arrivé à stabiliser  une offre pour un usage  Mail 1.0 . Le Mail 2.0 n'est pas vraiment dessiné. On connait la base: IMAP au lieu de POP.
Après , surement un mélange de mail, de twitter et de messagerie instantanée avec une forte connotation de réseaux sociaux. Sur ce terrain , trois acteurs se distinguent : Google avec le poids lourd Gmail , Facebook avec ses adresses '@facebook.com' et sa messagerie instantanée et enfin twitter avec   sa micro-messagerie. 
Mais c'est surtout l'usage d'un navigateur à la place du client lourd qui s'impose. Le webmail supplante le client dédié.




Le coût  pour faire entrer thunderbird dans une autre dimension est trop lourd, une refonte globale du code serait nécessaire. 


Les utilisateurs les plus pénalisés seront les clients Linux. Mais  l'usage du webmail est déjà bien maîtrisé. D'autant qu'un webmail est pour l'instant  plus sécurisé  qu'un client lourd de messagerie (§ chargement pièce jointe , carnet d'adresse etc) . 


  


    
.  

vendredi 23 décembre 2011

5 tendances pour 2012 #nodejs #html5 #javascript


La fin d'année arrive avec son lot de prédiction, de tendance pour l'année 2012.
Je vais faire ici ma liste des 5 tendances qui vont  dominer ou non l'année qui arrive.
Par honnêteté je réaliserai l'an prochain à la même époque un bilan.

Tendance 1: De plus en plus de chose font se faire en javascript coté client. HTML5 annonce une mutation sur la manière de faire des applications. jQuery, Backbone , batman  seront les valeurs montantes. Les raisons de ce phénomène ?:
a) La fragmentation des postes clients (pc, tablettes, smartphone)
b) les couts de traitement coté serveur vous sont facturés cash (cloud computing, serveur , salle machine)

Tendance 2: amaigrissement des frameworks : c'est le corollaire du point 1. Les serveurs ne sont que des distributeurs  de données , en JSON si possible,  avec une simplification à l’extrême. Une application métier  sera l’agrégation de mini-services hétérogènes.

Tendance 3: Les entreprises vont continuer à investir dans les réseaux sociaux (Facebook pour ne pas le citer). Après les pages de groupe ou de fan, l'étape suivante est la création par les entreprises d'applications intégrées à Facebook. La force de Facebook n'est pas son contenu mais son architecture. C'est  une architecture ouverte qui permet à chacun de développer des applications qui viennent s'intégrer à Facebook (exemple ici avec Rails) .

Tendance 4: Virage de Twitter, l'usage que je préfère est le partage de lien. Il permet de savoir que telle ou telle personne   est en cours de lecture d'un document. Delicious remplissait ce role mais depuis peu , il se tourne vers la curation de contenu, dommage. L'autre usage de twitter est la recherche d'information en continu. 2012 sera une année charnière pour twitter qui doit dégager une logique économique ou etre mangé par un gros (Facebook , microsoft ou google)

Tendance 5: Les bases de données NoSQL. Les volumes de données explosent et les entreprises ne savent plus les analyser (moins de 10 % de données sont exploitées) . Les bases NOSQL ne vont pas résoudre ce problème mais ne font que le repousser.


Les conséquences de tout ca:

Croissance de javascript et HTML5 dans les systèmes d'information. Javascript va prendre pied sur le coté serveur avec la révolution de node.js. Node.js permet à un développeur moyen de programmer des services asynchrones repoussant très loin les limites: en temps de crise , l’intelligence remplace l'argent. Dans le monde JEE scalabilité est synonyme d'achat de serveur, c'est la fin d'une époque.

Seuls les framework qui  anticiperont ce mouvement vont tirer leur épingle du jeu: parmi ceux ci :Rails.

Posez vous cette question: c'est le framework qui est à votre service ou vous qui êtes à son service.


mardi 12 juillet 2011

Jquery et .NET

Dans le numéro de 01Business & Techno  juin 2011 : Le classement des formations les plus demandées.

La comparaison est intéressante :

Pour un développeur d'application JAVA, la formation la plus demandée est "Architectures JAVA EE, Spring Hibernate et JSF"

En revanche pour un développeur Microsoft .NET :  c'est les formations ... "jquery" qui sont les plus demandées (Et sur  le cloud Azure dans une moindre mesure )   

 L'ajout de jquery dans le framework .NET  a vraiment été une bonne idée.

mercredi 29 juin 2011

Microsoft mise sur HTML5 et javascript

Microsoft dévoile officiellement la nouvelle version de son OS : windows 8. Et surprise, cette dernière mouture fait la part belle aux applications HTML5 et surtout à javascript. Microsoft avait déjà introduit jquery à son framework .NET. La tendance se confirme et provoque des remous dans l'écosystème microsoft.
Les sociétés qui ont misé sur J2EE ou .NET commencent à se poser des questions. Et microsoft répond.
Article pcworld.

dimanche 21 novembre 2010

Les conséquences de l'annonce d'apple d'inclure une carte SIM dans ses produits


Apple travaille pour doter ses produits (surtout l'iphone) d'une carte SIM native et scellée (non amovible et non modifiable). Cette annonce à déclenchée des gros remous pas seulement dans le monde de la téléphonie. Actuellement un téléphone mobile c'est un portable et un carte SIM délivrée par un opérateur (SFR, Orange etc.) . Cette carte SIM contient deux types d'information: un numéro d'identification international unique (IMSI) et des informations de chiffrement.
Les premiers caractères d IMSI correspondent à l'identifiant de l'opérateur (comme une adresse MAC) .
Quand vous vous rendez à l'étranger:
Votre portable (SFR) se connecte à un relais (VODAFONE) et présente le IMSI , L'opérateur VODAFONE interroge un centre SFR pour savoir si vous avez l'autorisation de SFR d'utiliser votre portable à l'étranger. Si c'est le cas des accords de réciprocité existants entre les opérateurs font que vous pouvez utiliser les réseaux des autres opérateurs à l'étranger sans aucunes formalités.

Que veut faire APPLE :

Apple veux être référencé comme un opérateur téléphonique et que l'APPLE STORE serve d'intermédiaire entre vous et les opérateurs locaux.
Ainsi,il vous sera possible de choisir par le biais de l'APPLE STORE une formule de téléphone (à la journée, semaine , année etc.). Votre mobile sera considéré comme un mobile 'etranger'.

D'autant APPLE n'est pas obligé d'être un vrai opérateur. La firme peut acheter un ilot du pacifique et y mettre une antenne relais et ainsi accéder au statut d'opérateur et bénéficier des accords de réciprocités.

On comprend que cela risque de bouleverser le marché de la téléphonie. D'autant que la carte SIM intégrée permettrait d'être utilisée dans le cadre d'un réseau WIFI ou de mobile à mobile (M2M) et toujours en passant par l'APPLE STORE....
Les opérateurs traditionnels seront relégués à de simples tuyaux.

La stratégie de APPLE passe par le tiroir caisse de l'APPLE Store
Pour Google , l'objectif est plus simple: indexer du contenu et vendre des mots clés aux enchères.
Cela implique l'utilisation de leur OS android sur les mobiles, de la géolocalisation et de la segmentation des utilisateurs. Google travaille surement sur l'indexation des flux vocaux (conversation téléphonique).

mercredi 8 septembre 2010

Où trouver une bonne réponse technique : #stackoverflow et #web_applications

Joel Spolsky tient un blog sur le développement qui fait référence dans ce domaine.

Avec son ami Jeff Atwood ils ont lancé avec succès le site de question/réponse : stackoverflow

L'idée directrice est la suivante: quand un développeur est face à un problème comment trouver la bonne solution. Le premier réflexe est de demander à google, mais en cas de réponse multiple, comment choisir la plus pertinente ?

Ainsi le site stackoverflow est une sorte de FAQ géante où il est possible de noter la justesse des réponses.

(copie d'écran du site)



L'auteur à lancé récemment un site analogue pour les applications web (lien ici).
Les sujets ouverts concernent facebook, youtube, google, google-aps etc.






Ces sites sont très utiles, le dernier né propose une charte graphique originale :



ou encore

samedi 31 juillet 2010

Evaluation de charge : jouez au poker avec les points de fonction


( Stefen Hawking jouant au poker avec Einstein (Jim Norton) et Newton (John Neville). Extrait de la série "Star Trek, The Next Generation", au début de l'épisode "Descent", Part I. Documents Paramount Pictures, 1993.)


Question lancinante, récurrente , incontournable , posée aux développeurs, responsables de projet et autres: A combien de jour/homme estimez vous cette tâche ?.
Cette question universelle contient les deux incongruités qui pèseront lourdement sur la justesse de la réponse: jour/homme et tâche.

Le contexte.


Imaginons 3 chauffeurs engagés pour conduire un client de Paris à Marseille.

Concernant les Jours/hommes:

La question sur l'estimation serait traduite en :

Combien de temps il vous faut pour faire Paris Marseille . ?
Avec 3 chauffeurs , vous obtiendrez 3 réponses DIFFÉRENTES et elles seront toutes justes... (un chauffeur va rouler à 120 km/h , un autre s'arrête toute les heures etc.)

En revanche à la question suivante : Combien de kilomètre entre Paris et Marseille ? Les trois chauffeurs vont arriver à un chiffre proche.

Ainsi avec les jours/hommes on cumule deux approximations: La quantité de ce qui est à faire et la vitesse de réalisation.






Concernant l'unité utilisée.

L'unité jour/homme est elle même une aberration : qu'est ce qu'une journée idéale ?

Gardons en tête cet exemple plein de bon sens :

1 femme peut faire un enfant en 9 mois mais jamais 9 femmes feront un enfant en 1 mois.

Quand les chiffres annoncés sont du type 300 j/h pour réaliser une tache , j'ai toujours envie de dire : ok on va embaucher 300 personnes et le truc sera terminé après-demain.
Réponse immuable à cette remarque: Ce ne sont pas des mêmes j/h (Pourquoi les additionner alors ?)




Concernant les tâches

La commande passée au chauffeur serait:
a) Aller chercher la voiture au garage
b) Vérifier la pression des pneus
c) Faire le plein
d) rouler 700 km
etc..

Or quelle est la demande du client ? : se rendre de Paris à Marseille tout simplement . En se focalisant sur les tâches et non pas sur les fonctions (vision client) , notre pauvre client se retrouvera soit largué en pleine campagne bretonne soit coincé sur le périphérique.


Les points de fonctions et les méthodes agiles

Au commencement ..

Il existe d'autres unités de mesure des taches, comme les points de fonction utilisés par la méthode éponyme : (ici un très bon lien sur le sujet) . Ici, l'évaluation se place du coté de l'utilisateur. Peu importe si la fonction est réalisée par une usine à gaz (SOA, machine de Rude GOLBERG ) ou un progiciel.

Cette méthode du siècle dernier a été détournée et remise à la mode pour les besoins des méthodes agiles.

La métrique.
On utilise une suite numérique discontinue pour quantifier des charges.

On va s'attacher à évaluer des 'fonctions utilisateurs' et non pas des taches.

Un exemple de bonne suite est celle de Fibonacci :

0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55 ...


Étrangement: en demandant moins de précision, on va en obtenir plus.

  • Paradoxe 1: La précision d'une évaluation est une fonction en forme de cloche. A partir d'un certain stade, plus on cherche à affiner les évaluations ( plus on passe de temps dessus) et moins on sera efficace dans les estimations.





  • Paradoxe 2: Une personne isolée estimera mieux qu'un groupe.

  • Paradoxe 3: Un expert relevant du domaine à estimer est le plus à même à faire une bonne estimation. Ainsi,il faut préférer les dires d'experts aux pseudo-méthodes d'évaluation basées sur le nombre d'écran, le nombre de contrôle etc. (§machine de Rude GOLBERG )


L'évaluation par le Poker:


Cette technique arrive à concilier toutes les contraintes de l'évaluation.
Chaque membre de l'équipe dispose d'une série de carte, chaque carte reprenant un nombre de la suite.

Le maitre du jeu détaille la fonction à évaluer (maximum 15 minutes) , puis chaque joueur compose son estimation avec ses cartes. Au signal tout le monde retourne ses cartes.

Une discussion s'engage sur les écarts des estimations (max 15 minutes)

Ainsi , on obtient une liste de fonctionnalité avec leur poids.

Voir le lien wikipedia planning poker.

Détermination de la vitesse de réalisation de l'équipe.

L'itération initiale va donner une première estimation de la vitesse de l'équipe. Plus on réalisera des itérations et plus cette vitesse sera affinée.

Ainsi dans des méthodes agiles, ce qui est important c'est la planification en elle même plus que le plan. La planification est réalisée a chaque itération et non pas de façon macro en début de projet.

Au départ, on peut dire que l'estimation par point est aussi imprécise qu'en jour homme. En revanche par le mécanisme des itérations courtes, l'estimation sera de plus proche de la réalité. L'estimation devient même marginale par rapport au projet. L'équipe ne s'engage que pour des courtes périodes.

Un client voulant aller de Paris à Pékin , se verra proposer avec les méthodes agiles une série d'étape l'amenant vers son point d'arrivée. A tout moment en fin d'étape, le client peut dire stop. Il ne sera pas obligé de rebrousser chemin.

En informatique , le client s'engage pour 1 mois , il pose sa mise sur la table. L'équipe informatique livre en fin d'itération un produit avec une fonctionnalité de base. Le client peut décider de continuer sur un autre cycle avec une nouvelle fonction ou simplement d'arrêter les frais.
Si au bout d'un mois le client n'est pas satisfait, il ne perdra que sa mise de départ, mais il aura une application minimale en état de marche..

lundi 5 juillet 2010

Microsoft sur la mauvaise pente: quelle stratégie ?




Il y a du mou dans les voiles de Microsoft. La firme américaine recule dans les secteurs de ses nouvelles activités. 2010 sera une année décisive et Microsoft fait des gros paris sur un avenir incertain.

Le cœur de métier de Microsoft est son activité d'éditeur avec deux piliers: Le système d'exploitation et la suite bureautique. Après avoir raté deux virages : les PC en réseau et Internet , Microsoft peine à reprendre la main. D'où sa stratégie de diversification avec :

La musique : avec le lecteur Zune : Gros échec , noyé au milieu des IPOD


Le moteur de recherche : bing


Il n'a pas réussi à s'imposer comme un concurrent sérieux de google.



  • La messagerie instantanée MSN: c'était le produit d'appel de Microsoft auprès des jeunes, avec l'espoir qu'il devienne un point d'accroche vers les produits complémentaires. Hélas non seulement, Microsoft à perdu la bataille des serveurs de messagerie d'entreprise, mais c'est maintenant le tour de MSN d'être attaqué par la messagerie instantanée de facebook.

  • La gamme .NET : positionnée comme un concurrent de Java et JEE, ce n'était pas vraiment une révolution. .NET s'adresse au entreprise ayant déjà du Microsoft et ne s'adresse donc pas à des nouveaux clients. D'autant que JEE et .NET sont dans le même bateau qui coule, bientôt submergé par la vague des frameworks légers ou agiles ET pas chers.



  • Les OS de smart-phone: L'OS de Windows à destination des smart-phone perd des parts de marché face aux concurrent comme Android.





  • Le domaine du jeux: très dur de ne pas devenir numéro 1 avec une console bourrée de technologie et une usine de fabrique de jeux. Alors que Nintendo vend des WII basées sur des architectures anciennes, comme des petits pains.


  • Le décisionnel ! Là aussi, Microsoft possède avec excel , un point d'accroche très diffusé. Hélas , la firme de Redmond n'a pas réussi à capitaliser sur Office/Décisionnel . Sur le marché du décisionnel grand public (PME) , Oracle , SAP mais surtout Google sont tous prêts à se jeter dans la bataille.



Les paris de Microsoft.

  • Les OS pour portable

La prochaine version de l'OS pour smart-phone: C'est soit une réussite soit Microsoft arrêtera certainement les OS de ce type.


  • Une nouvelle console de jeux: Un système avec plusieurs caméras et des détecteurs de mouvements. Plus besoin de manette.
  • Windows 7


Le fonds de commerce:

  • L'OS pour PC.

L'échec de VISTA a traumatisé les ingénieurs de la firme et le meilleur OS de la firme reste l'indémodable windows-XP. Là aussi Google attend son heure et est prêt avec un WEBOS.


  • La suite office.

Les suites bureautiques sur des clouds sont l'avenir et google a déjà plusieurs longueurs d'avance sur tout les concurrents.


L'avenir

  • Les clouds : Avec azure , microsoft colle au mouvement irréversible et incontournable des 10 prochaines années. Une course à la puissance est lancée et google a déjà plusieurs longueurs d'avance sur tout les concurrents. (je fais du copier collé avec cette phrase)



Conclusion.

Le bilan est un peu triste d'autant que Microsoft à développé et ouvert des technologies sans avoir su en tirer des avantages:
Exemples :le protocole SOAP ou les bases d'AJAX (XMLHTTPRequest).
La solution pourrait venir d'un retournement stratégique déjà amorcé mais encore timide : que Microsoft participe activement au mouvement opensource et logiciel libre. En espérant encore voir lontemps les 'fenetres bleues' de windows.

jeudi 3 juin 2010

Architecture java contre framework légers

Quand on voit la pile complète d'une application Java standard hébergée par un framework MVC, on peut à juste titre être tenté de qualifier ce montage d'usine à gaz ou encore mieux de Rube Goldberg machine.


(Détails )




Or il n'en est rien de tout ca. Chaque couche a sa justification. Un spécialiste JEE arriverait facilement à faire la démonstration du bien fondé de cet échafaudage : ET IL AURAIT RAISON. Le langage JAVA n'est pas pire qu'un autre : il reprend les lignes directrices du C++ à son compte.
Java et JEE mettent en pratique chacun à leur façon cette formule: diviser pour résoudre.
En java: diviser en objet pour résoudre le problème.
En JEE: diviser en couche pour assurer l'indépendance des parties clientes, web métier et données.
Avec un système comme ca, tout le monde trouve son compte:

Les vendeurs de serveur : ce n'est pas pour rien si c'est un fabriquant de serveur qui à eu l'idée de promouvoir ce modèle.

Les sociétés de service : une tel architecture justifie des ressources en nombre, des experts par couche. Cest aussi la certitude de trouver des developpeurs et de banaliser les ressources.

Les informaticiens: une filière reconnue, normée favorise la fluidité du marché du travail dans ce domaine. C'est un confort , une assurance pour un bon déroulement de carrière.

Les DSI: ils ont le sentiment de faire des choix 'raisonnables' , d'investir dans des techniques sures,pérennes et évolutives. Une filière technologique unique , étoffée par un ecosystème fort et couvrant tout le cycle de vie du logiciel.

Avec une telle armada, java aurait du être hégémonique vis à vis des autres langages.
Il n'y a rien de mieux que JEE pour réaliser de manière industrielle des applications métiers traditionnelles.

Alors pourquoi aller contre cette évidence ?.

Le principal reproche à l'ensemble Java/JEE est le coût global d'un projet. Une application est forcement 'lourde' en terme de ressources machines et humaines.

Les développeurs JAVA.

Dans la réalité les développeurs Java ne sont pas aussi interchangeables et banalisés que çà. Le cycle de formation d'un développeur Java est au moins deux fois plus long que celui d'une autre filière (6 mois PHP , 1 an pour le Cobol 2 ans pour le Java/JEE). Avec une remise à niveau tous les 3 ans. La tentation est alors grande de rogner sur le cursus de formation.
Un poste d'architecte applicatif est nécessaire avec un découpage en couche complexifié par le morcellement de l'approche objet. Or les personnes capables de maitriser toute la pile du système et l'architecture globale d'un projet sont très rares et donc chères .
Un investissement dans une équipe complète de développement Java/JEE ne se justifie vraiment que pour des industriels du logiciel. Quel est votre métier: fabriquer du logiciel ou fabriquer des voitures , vendre des aspirateurs ? .

Les applicatifs à produire.

Les applicatifs issus de cette filière se prête mal aux nouvelles contraintes :
Temps de réalisation court pour éviter l'effet tunnel.
Dans l'industrie automobile le temps entre la prise de décision de lancer un nouveau modèle et la sortie du véhicule des chaines doit être le plus court possible. Dans un projet informatique, cette contrainte est identique.
Les 'clients' élaborent des spécifications qui vont fixer les besoins à un instant donné. Hélas, ces besoins évoluent, les donneurs d'ordre vont avoir tendance à anticiper cette évolutions dans l'expression de leurs besoins . Seule une approche itérative avec un cycle court et une mise ne production rapide par 'morceaux' est capable de répondre correctement à ces besoins.

Explosion du volume de données.

L'idée de traiter massivement ses données par un seul serveur est obsolète. La parallélisation est devenue une nécessité. Dans ce mode de traitement, la communication inter-processus , le style de programmation et le traitement des erreurs sont stratégiques. Or Java n'est le langage le mieux adapté pour cela. Plutôt que de faire évoluer Java, les experts préfèrent redessiner un langage à partir de java et de sa très bonne JVM : le SCALA (utilisé par twitter) .

Passage au web 2.0


Pour l'avenir, les développeurs Java......script seront des ressources demandées. Avec javascript, les applications métiers en web surclassent les applications lourdes. Jquery, prototype ou script.aculo.us sont des librairies qu'il faut connaitre. Javascript, et un framework léger (Rails , symphony etc ) sont largement suffisants pour répondre aux besoins de nos utilisateurs.

Un jeune doit il se former à java ou basculer directement vers d'autres technologies ? . La bonne stratégie est de sortir des sentiers battus et de ne pas faire comme tout le monde. Pour une raison bien simple , il sera confronté un jour ou l'autre au java et sa culture alternative sera un plus. d'autant que l'approche MVC par un framework léger permet par la suite d'appréhender plus facilement des architectures complexes.

Demain il y aura trop de developpeurs Java, dans des pays divers et à des prix cassés. en revanche , les architecte-maquetteurs ( développement Agile) seront les rois du marché.

samedi 29 mai 2010

Séminaire logiciels libres

Le SAE : Service des achats de l'état organisait vendredi 28/05/2010 un séminaire relatif au logiciel libre :

Les logiciels libres sont-ils une alternative crédible aux solutions propriétaires ?

Quel enjeu technique et financier pour les administrations ?

Comment gérer de matière mature l'open source et en tirer les bénéfices ?

Quelles bonnes pratiques et enseignements peut-on tirer de nos expériences ?



L'après midi j'ai participé à l'atelier :

Quelle mutualisation interministérielle opérationnelle (développements, packaging, documentation, transfert de compétences, partage d'expérience ...) ?


Conclusion: le point d'entrée pour participer aux réflexions ou pour etre informé sur ce qui se passe est la liste de diffusion service-public-libre.
service-public-libre@listes.adullact.org
partage des savoirs et des expériences entre les services de l'Etat

animée par
christophe.cazin.



samedi 27 février 2010

Comment #twitter peut gagner de l'argent ? votre avis.

Twitter fort de ses 50 millions de tweet/jour 10 millions d'utilisateurs (chiffre à réactualiser) commence à vouloir développer une activité lucrative. L'infrastructure twitter est des plus simple : c'est juste un gros serveur de messagerie et une base de données de type clé-valeur (hashtag) . La société twitter propose déjà des services d'amplification de notoriété aux entreprises. Elle souhaite dans un futur proche vendre des espaces publicitaires sur son moteur de recherche et peut etre faire comme google, mettre aux enchères des mots-clés (ici hashtag). Mais on voit bien que le système a des limites. Que peut faire twitter pour gagner de l'argent ?:
* Diffuser des tweets publicitaires: très vite des filtres pare-pub se mettront en place dans les clients dédiés.
* Vendre des informations sur les utilisateurs: c'est une piste sérieuse, qui sera confirmée si twitter affine les profils utilisateurs (age, sexe, profession )
* Proposer une version entreprise de son produit: C'est pour moi, une voie royale car son infrastructure est à la fois simple et terriblement efficace. On pourrait imaginer une version sur étagère (autonome) ou une version cloud 'SAAS' pour une entreprise.

Dans le fond l'usage initial de twitter est limité: informer de son activité par un message de 140 caractères ses 'suiveurs'. C'est plus le 'tuyau' et sa gestion qui fait la force de twitter.
Un tweet pourrait encapsuler les alertes ou les remontées des équipements de supervision ou bien encore remplacer l'appel à des web services. France Télécom aime à dire :nous sommes assis sur une mine de cuivre en faisant référence à son reseau. Twitter, lui est pour l'instant sagement installé dans son nid.

samedi 13 février 2010

Les applications de gestion grignotent le secteur du décisionnel



(jasper ireport)

L'informatique décisionnelle a toujours été considérée comme un monde à part, avec ses éditeurs institutionnels (COGNOS/ SAS / BO / Microsoft)qui se partagent un filon hight-tech. Le décisionnel était le secteur informatique qui transformerait le plomb en or, aussi bien du point de vue des éditeurs que des clients. Ces dernières années, la frontière entre application de gestion et application décisionnelle est devenu floue. Le besoin de restitutions des applications de gestion a été comblé par l'utilisation des outils de restitutions livrés avec les suites décisionnelles. Ces suites étant fermées, c'est par terra de terra que des données ont été transférées ou même dupliquées vers des entrepôts de données uniquement pour des besoins de restitutions. Le mouvement est en train de s'inverser pour des raisons économiques : le décisionnel coute cher et stratégiques: d'autres secteurs empiètent sur ces terres.


Lorsqu'une application de gestion a besoin de restitutions nombreuses ou complexes, elle se heurte à l'organisation de ses données orientée gestion et non pas restitution. Il y a plusieurs solutions de contournement:
Sans duplication des données
* Faire cohabiter un deuxième modèle de données dans la même base. Ce deuxième modèle hébergera des tables en étoiles ou en flocon. Cette architecture est lourde et impacte directement les données de gestion.
* Faire héberger le modèle en étoile sur un deuxième serveur en utilisant des dblink (supportés par oracle et PostgreSQL )

Avec duplication des données.
* Utiliser des tables dénormalisées CAD qui ne respectent pas les trois formes normales , elles sont appelées aussi : tables dégénérées , dénaturées. Elles permettent de s'affranchir des jointures et introduisent de la redondance pour accélérer les restitutions.
* Utiliser des base de données clé/valeur au lieu d'un SGBDR. Le modèle en étoile est remplacé par un table unique entièrement indexée :solution basée sur couchdb , mongodb


Ces systèmes seront complétés par des outils de restitutions comme jaspereport , openflashchart et maintenant google chart.

(google)


(jasper ireport)



Il existe une nouvelle solution à tester : la base de données virtuelle. C'est ce que propose le projet TEIID de jboss.



Il permet d'offrir une vue différente et virtuelle de votre modèle de base de données.

En conclusion: les éditeurs de l'informatique décisionnelle ont mangé leur pain blanc. Leurs concurrents sont : SAP , leader de la gestion RH qui se lance dans une stratégie d'encerclement : réseaux sociaux, administration et BI. Mais aussi Google , qui maitrise tous les maillons de la chaine: stockage , moteur ,restitutions.
Pris en tenaille, les utilisateurs ont tout intérêt à se tourner vers des solutions opensource comme penthao , spagoBI ou jasper.

jeudi 21 janvier 2010

Les règles de base du management cours 101



La Geeks world domination commence par la prise de contrôle des leviers du pouvoir: Ne restez pas devant votre clavier, le yeux rivés sur votre code, ou sur le dernier épisode de Big Bang théory, NON , levez vous et participez .


J'ai investi dans des livres de management. En faisant ce raisonnement simple:
S'il est possible d'arriver à comprendre comment configurer un serveur sendmail grâce à un livre, tout peut s'apprendre de cette manière.

Relevé sur un forum :

Je veux bien t'expliquer ce que je sais de sendmail, mais je n'en connais qu'une toute petite partie. Je n'utilise sendmail que lorsque l'on ne peut pas faire autrement (sendmail déjà installé et personne n'ose s'y aventurer, mais on ose pas le remplacer). Sendmail est historiquement le pionnier, je l'ai déjà utilisé sous Unix V, et il est très complet et très complexe. (Voir ici. configurer sendmail plus d'une fois rend fou
Chez o'reilly :
le livre sendmail fait 1232 pages.
le livre postfix 285 pages.

Dernière modification par pmarion (01/04/2008 15:54:18)


J'ai les livres "le management pour les nuls" , "100 trucs pour bien manager" etc , bref la collection de base.

Voici un début relevé sur un site US :

Quelques règles de management:

1) Déléguez et laissez faire les gens à leur façon
2) Gérez plus par les résultats que sur la manière de faire
3) Donnez toute la latitude au personnel pour faire les choses
4) Ayez confiance dans le jugement des gens qui sont compétents dans leur domaine
5) Gérez l'intendance et laissez les tranquilles
6) Donnez leur des objectifs
7) Soyez ouvert aux idées et aux suggestions
8) Félicitez les pour leur réussite
9) Laissez les faire des erreurs et en tirer les enseignements
10) Déchargez les des taches de gestion administratives
11) Ne soyez pas intrusif
12) Respectez les gens
13) Favorisez la diffusion des informations
14) Faire évoluer les personnels sur des nouveaux projets.
15) Encouragez les actions de formation croisées.


La liste est trop longue, je vais commencer par la règle numéro 1:

1) Écouter les gens.

Écouter, ce n'est pas:

  • Commencer par réfléchir à une réponse pendant que l'autre personne parle.
  • Chercher à avoir le dernier mot.
  • Faire autre chose pendant qu'on vous parle

C'est plutot:
  • Etre attentif !
  • A la fin faire une synthèse pour soi de ce que l'on vient d'entendre.

Chacun à quelque chose d'intéressant à dire. Celui qui parle n'écoute pas.

lundi 18 janvier 2010

Talend , après les ETL, le MDM

ETL c'est :Extract, transform and load, extraction, transformation et chargement de données, le MDM (Master data management, gestion des données de référence) est l'étage superieur de la fusée. C'est la gestion de tout le cycle de la donnée, comme la tracabilité, les indicateurs de qualité de la donnée, le référentiel des données, la modélisation et la gestion des Métadonnées.

L'idée est de considérer la donnée d'un point de vue industriel. C'est à la fois une ressource et un produit manufacturé. Avec des problèmes de gestion de stock, de fabrication, de diffusion ou de protection.

(Source le monde informatique)

dimanche 17 janvier 2010

Comment les éditeurs se préparent à conquérir le marché des réseaux sociaux et collaboratifs professionnels

La société SAP lance des offensives pour se placer sur le marché des outils collaboratifs à destination des professionnels.
Par exemple son produit SNA Social Network Analyser







Les sources sont par exemple un annuaire LDAP d'entreprise.
Avec une démonstration en ligne ici.

Autre projet SAP :
SAP’s 12sprints, outil collaboratif (partage de données et de document) (le lien ici)




SAP offre aussi un utilitaire gratuit pour intégrer des composants twitter dans une présentation powerpoint (lien ici).



Pour rappel SAP prépare une offre globale avec le projet ARSA à destination des collectivités territoriales.

De son coté la firme tibco lance son produit 'tibbr' qui est un twitter d'entreprise. Il permet outre les fonctions de microblogging d'échanger des messages avec des applicatifs ou des serveurs.



IBM, pousse son produit 'Lotus Connections' qui englobe 5 composants à destination du WEB 2.0 dans l'entreprise, article à lire :"IBM introduit dans l'entreprise les outils du Web 2.0"
Source: Le Monde informatique.

lundi 11 janvier 2010

Le job de demain:Community manager

Avec l'arrivée en force des réseaux sociaux dans le quotidien des employés, les entreprises et les administrations vont etre obligées de se mettre à la page. Pour cela, demain la chasse au community manager ou community advisor va commencer.
Ces personnes auront un double rôle:
a) Gérer la visibilité de l'entreprise sur le Net et dans les réseaux
b) Éduquer les employés au bon usage des réseaux sociaux.

Pour le point (a) cela va du ranking (classement dans google) dans les moteurs de recherche à la réputation de l'entreprise sur le Net.

Pour le point (b) : Même en cherchant à bannir l'usage des resaux sociaux (FB, twitter , blog) , l'accès à Internet déborde le cadre du travail (domicile) ou le poste de travail (smartphone) .
Ainsi , plutôt que de vouloir contrôler et censurer par des équipements forcement dépassés, contournés (squid) , l'entreprise doit faire preuve de pédagogie et expliquer à ses employés comment éviter les pièges de ces nouveaux supports.

Cet article ici est titré :
SAP remporte un marché public pour analyser le réseau social des administrations
(site decideo.fr)


On decouvre que SAP lance le projet ARSA :
Hors de question bien sur d’utiliser Facebook ou tout autre réseau international pour héberger nos centaines de milliers de fonctionnaires et assimilés. Ils méritent bien à eux seuls un projet en propre. C’est dans cet esprit que SAP Research va développer ARSA (Analyse des Réseaux Sociaux pour les Administrations).

Les entreprises ou les administrations doivent se montrer pro-active vis à vis de leur visibilité sur le Net , car une fois l'information référencée, il est difficile d'obtenir un droit de réponse ou de faire machine arrière.

Je recommande aux grands comptes d'organiser des séminaires, des formations où vos agent pourront mesurer et voir concrètement leur impact individuel. Et comment ils peuvent contribuer à la bonne réputation de leur entreprise.
Ici un autre article: Qu’est-ce qu’un Community Manager ?

Un article ici en anglais de Chris Brogan.

dimanche 10 janvier 2010

L'iphone et ses nombreuses applications: pas forcement que du bon

Lorsqu'on compare les smartphones, le nombre important d'application pour l'iphone est souvent présenté comme l'argument absolu. De nombreuses Start up se sont jetées sur cette niche en espérant la transformer en mine d'or. Les grosses entreprises commandent hâtivement des applications pour servir de vitrine et pour marquer leur territoire. Attention, ce phénomène ne sera qu'un feu de paille.

Et ce gros portefeuille applicatif va finir par géner Apple pour faire évoluer sa gamme. En effet que suppose l'investissement par un éditeur dans le développement d'une application sur un iphone ? Tout simplement la stabilité de la plateforme. Si Apple fait évoluer ses téléphones, le constructeur devra garantir une compatibilité de comportement. Apple a réussi à éviter la fragmentation de son offre en délivrant au compte goutte des technologies éprouvées (avec l'absence de vidéo dans le premier iphone). Apple est obligé de freiner l'intégration des nouvelles technologies dans ses produits. Mais cela lui permet aussi de sortir un nouveau téléphone tous les six mois sans faire des gros investissements en R&D. Pour que les éditeurs ne se retrouvent pas captifs dans ce modèle, ils doivent changer d'architecture: passer des applications autonomes à des web applications (lire ici le très bon post "Les Web-App, l’avenir de l’application mobile" de christophe lefevre .

Ce modèle d'application est comme par hasard celui préconisé par google pour son OS android. La boucle est bouclée avec ses googleApp.

samedi 9 janvier 2010

La stratégie de google pour promouvoir googlewave


(wave pong)

J'ai découvert hier l'annonce du rachat d'Etherpad par Google. Cette information illustre la manière de procéder de google pour arriver à imposer ses technologies dans le domaine du travail collaboratif.

A l'origine la solution Etherpad de collaboration sur un espace partagé, était meilleure que le patchwork googlewave. Etherpad ne sait faire qu'une chose mais il le fait bien. Je l'ai testé en situation réelle avec une vraie plus-value (lire mes posts). Pour waves , google a d'abord cherché à faire du bruit autour (buzz) en distillant au compte goutte les invitations. L'opération a réussie. Par contre avec maintenant un nombre important de compte waves, le service a pourtant du mal à décoller. Ce n'est pas forcement mieux qu'une messagerie, ni d'une messagerie instantanée, il n'y a pas encore une 'killer' application. La réunion dans un gros bazar de tous les services collaboratifs n'est pas forcement la meilleure solution (voir le produit Domino/Notes d'IBM de la dernière décade ). Pris individuellement les services waves sont 'moyens'. On s'amuse un peu avec le jeu d'échec, le pong , par contre la synchronisation avec un blog ne fonctionne toujours pas. En rachetant Etherpad et en offrant le code à la communauté opensource, google poursuit sa stratégie du "Less than Free". Cette démarche en la même que celle qui a permis à google d'assoir son hégémonie sur le monde de la cartographie. Que cherche Google ? , à vendre sa marchandise: des espaces publicitaires sur des domaines parfaitement segmentés grâce aux métadonnées issues de l'indexation des informations.
Nous avons la confirmation que Googlewave n'est pas un gadget de plus dans la collection de google, il s'intègre parfaitement dans la roue de la fortune de google (voir ancien post ) et il aura un rôle moteur dans le développement de la firme de Mountain view.